Stress oxydatif

Arrêtons nous un instant sur ces termes qui vous sont cependant familiers.
De nos jours tout le monde parle de stress oxydatif, de radicaux libres oxygénés… Les marchands de lessive (après avoir dominé la gloutonnerie de quelques enzymes), la cosmétique (confiant aux performances assistées de notre peau le soin de bloquer cette jeunesse évanescente), introduisent dans leur produit des capteurs de radicaux libres !

Qu’en est il exactement ?
Nous vivons dans une atmosphère avec de l’oxygène, lequel par les fonctions respiratoire et cardiaque va baigner toutes nos cellules et marquer de son empreinte les différentes réactions chimiques dont notre organisme va être l’objet.
Ce flux d’oxygène, ces réactions chimiques complexes au sein de tout organisme, de tout tissu, de toute cellule, conduisent à la libération d’oxygène très actif, d’eau oxygénée, qui, non utilisés, sont prêts à réagir avec rapidité, et surtout avec une redoutable efficacité.
L’organisme dispose de moyens pour éliminer très vite ces composés hautement toxiques dérivés de l’oxygène.
L’enzyme superoxyde dismutase (SOD 1) est au cœur du problème, avec d’autres anti-oxydants que l’alimentation nous offre tels que les vitamines C et E, beta-carotène… La SOD a pour mission de capturer ces radicaux toxiques et les empêcher de causer des dégâts irréversibles.

Les choses ne sont pas aussi simples.
Certes la SOD est étroitement impliquée dans l’élimination de cet oxygène.
Si elle est déficitaire, la cellule va mourir par excès de radicaux oxygénés, par stress oxydatif.
Si elle est en excès, elle risque de causer des désordres majeurs, on parlera de « gain de fonction ».
Il semble qu’il faille un peu de radicaux libres pour entretenir un équilibre harmonieux avec une SOD normalement active.

Dans la SLA, le stress oxydatif, s’il n’est pas causal, est un facteur aggravant si les mécanismes normaux de capture de ces radicaux libres oxygénés de haute toxicité sont dépassés ou modifiés.
Ces radicaux libres oxygénés vont « assécher » les membranes des MN qui vont se « crevasser ».
Ainsi la cellule ne sera-t-elle plus protégée du milieu extérieur.
Il a été repéré par des chercheurs canadiens le niveau excessif de composants endommagés par des radicaux libres à l’intérieur des neurones chez les malades SLA.
Ces constatations sont à l’origine de la prescription fréquente de vitamine E capable de corriger cet excès de radicaux libres.