Astrocytes

On l’a vu ces cellules sont très nombreuses dans le cerveau et le système nerveux central.

Les astrocytes jouent un rôle prépondérant totalement établi à ce jour :

  • Ils sont en contact avec les capillaires sanguins.

De ce fait ils vont jouer un rôle majeur dans l’apport sélectif des substances nutritives au MN, du glucose en particulier.

  • Ils entourent la synapse, lieu de jonction de deux neurones : ceci leur permet de jouer un rôle essentiel dans la dispersion des neurotransmetteurs indispensables à la propagation de l’influx nerveux .

Nathalie Rouach chercheurINSERM avec son équipe vient de démontrer le rôle prépondérant de l’apport énergétique des astrocytes aux neurones, en particulier lorsque ceux-ci sont en hypoglycémie.
Christian Giaume (INSERM) souligne l’interrelation entre les astrocytes ,les neurones et les neuro transmetteurs. Revue « Science » 05/12/2008

De même ils assurent la recapture du glutamate, entre autre, afin de moduler l’intensité du signal et surtout d’éviter le maintien du glutamate au niveau de la synapse.

  • Ils sont en contact avec les méninges ce qui leur permet de jouer un rôle de filtre vis-à-vis du liquide céphalo-rachidien.
  • Ils ont aussi un rôle de soutien et de maintien.

 

Il a été bien montré que pour rendre  l'animal  porteur de la maladie il fallait que  la mutation SOD soit présente à la fois dans les astrocytes et les MN, mais peut être aussi dans le muscles et d'autres cellules voisines.

 
Le Dr Julien au Canada développe l'idée que les échanges entre astrocytes et MN se font gràce à de petits éléments figurés . L'idée de bloquer leur activité par des AC est un axe nouveau de recherche.
Astrocyte
Le Journal des Neurosciences du 10/12/08 relate que diverses observations montrent que la mort des MN serait provoquée par les astrocytes, et que le processus oxydatif serait un moment clé dans cette perte neuronale.
Jeffrey Johnson (Université Wisconsin-Madison) a focalisé ses recherches sur la stimulation de la synthèse d’un anti-oxydant naturel ,le glutathion. Les résultats obtenus prolonge significativement la vie des souris rendues artificiellement porteuses de la maladie.
ASTROCYTES ET MOTONEURONES : ALLIES ou ENNEMIS ?

Deux éléments importants en recherche sur la SLA, éléments déjà repérés aujourd’hui confirmés
La progression de la maladie SLA implique la participation de cellules immunitaires, interagissant avec les motoneurones (MN)
Séverine Boillée (ICM) et son équipe ont observé que la mort neuronale est en lien avec une activation des cellules microgliales et des macrophages qui font partie du système immunitaire du système nerveux. Il est clair à ce jour que ce ne sont pas uniquement les moto-neurones qui interviennent dans la SLA, ce sont eux, avec la participation des cellules de son environnement.
Ces remarques importantes ont amené AB science a travaillé sur ce concept basé sur l’interaction de différents types de cellules dans la SLA. Il s’agit du tissu microglial, (qui sont les macrophages dans le tissu nerveux) des astrocytes, des mastocytes délétères pour les motoneurones (MN )
Le Masitinib inhibiteur de certaines enzymes (protéines kinase) régule par ce moyen, la prolifération des cellules microgliales anormales par inhibition des colonies de macrophages cible-clé dans la SLA.
Le Masitinib s’est montré capable de limiter la mort et l’atrophie des MN chez l’animal en régulant l’activité de ces cellules immunitaires.
AB science a testé Masitinib en association avec Rilutek contre placebo chez des patients atteints de SLA. L’efficacité a été reconnue et a amené le Pr Olivier Hermine (Necker –enfants malades) à porter un regard positif sur ce médicament.
Un dossier en vue d’obtenir l’AMM pour Masitinib va être déposé.

On se souvient du rôle important et incontesté  joué par les astrocytes auprès des Motoneurones (MN).
Leur positionnement clé  entre les vaisseaux sanguins et les synapses (jonction entre 2 neurones) des MN leur confère 3 grandes fonctions :
  • Un rôle de soutien
  • Un apport en nutriments puisés dans les vaisseaux sanguins
  • La recapture du glutamate évitant son accumulation dont on connaît l’effet délétère.
Selon les travaux de Cédric Raoul, chercheur à Inserm à l’INMED de Marseille, publié le 25/11/2010, les astrocytes présentent des anomalies de fonctionnement dans la SLA, portant atteinte aux MN, entraînant leur dégénérescence.
Des informations entre cellules du corps humain sont naturellement échangées grâce à de petites molécules. Ces molécules sont appelées cytokines.
L’auteur et son équipe ont mis en évidence, dans la SLA, le rôle neurotoxique de 2 cytokines : l’Interféron gamma (IFNG) et la molécule Light
L’IFNG produit par les astrocytes déclenche l’activation de la molécule Light avec une déferlante d’événements aboutissant à la perte des MN.
En bloquant cette cascade d’événements chez l’animal, par inactivation de IFNG et LIGHT, les chercheurs ont réussi à ralentir la destruction des MN et à allonger la durée de vie.
IFNG et LIGHT sont 2 cibles importantes dans la mise au point d’un traitement, basé sur la thérapie génique et l’immunothérapie. N’oublions pas la difficulté du traitement de la SLA où la molécule thérapeutique doit atteindre l’ensemble des MN répartis le long de la moelle épinière et dans le cortex cérébral.
Ces recherches sont soutenues par la Fondation Thierry Latran .Avec l’aide des industriels  tout est mis en œuvre pour explorer ce potentiel.