Trouver un équilibre

Avec un rituel immuable qui s’enkyste dans la réalité, avec ces gestes machinaux qui sont devenus le lot du quotidien, avec tout ce que la maladie vous a enseigné de gestes inconnus, avec ces contraintes et cette privation de liberté pouvant ouvrir sur l’agressivité, la fatigue s’installe inexorablement avec ce sentiment de ne plus savoir agir.
Les Anglo-Saxons appellent cela le « burn-out ».

Il faut à tout prix éviter l’installation de cet état d’extrême fatigue pouvant conduire à l’agressivité, voire le rejet, venant de l’un – car épuisé - de l’autre, par le reproche inconscient de cette vitalité s’opposant cruellement à cette autonomie perdue.

Pour éviter cet écueil il est essentiel de se faire aider, tôt, dans la maladie pour ne pas « craquer » et pouvoir s’octroyer d’indispensables moments de détente en faisant ce qu’on aime (sport, musée, moments passés avec des amis, cinéma, sortie avec les enfants…).

Il faut pouvoir se décharger, sans culpabiliser, de temps en temps, du fardeau de l’organisation d’une vie compliquée.

Pour que votre famille bénéficie d’un répit familial, vient de s’ouvrir dans le Jura et ce grâce au téléthon, un établissement d’accueil pour le patient et son aidant alors déchargé des soins désormais assurés par les professionnels du centre ou des intervenants extérieurs.
Vous pouvez vous renseigner en écrivant à l’établissement :

Le Haut de Versac
2 rue de l’espoir
BP 17
39170 saint Lupicin
Email : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Site internet : www.lehautdeversac.fr

Votre équilibre est essentiel pour vous, pour votre relation avec le malade, éventuellement avec vos enfants qui doivent être informés et soutenus pour leur éviter l’anxiété, faisant le lit à la dépression, à l’angoisse, au désintérêt de leurs études.
Les enfants doivent aussi vivre l’insouciance de leur âge.
Il est souhaitable d’informer les enseignants de la situation, ce qui peut amener à corriger certaines dérives de la part des autres élèves et à admettre mieux certaines baisses de performances.

Il est parfois difficile de faire admettre l’intervention de professionnels pour des actes intimes qui incombent de fait au conjoint qui culpabilise. Pourtant cette voie est celle à suivre, pour disposer de moments d’échanges intenses, vrais, assortis de projets toujours possibles et essentiels, loin des gestes de soins dont la technicité ronge la spontanéité.